L’enfer à Bali

L’enfer pour caractériser Bali ? Hum… Bali, Bali… Rien que le nom fait rêver… On imagine une plage de sable blanc, des cocotiers… Bon, ça nous on l’avait déjà vu ailleurs. Mais Bali gardait quand-même une connotation exotique et on avait hâte de voir ce qu’il en était vraiment.

On prend le bateau de Banyuwangi à Gilimanuk avec Karol et Ana. Nous voulons aller à Kubutambahan mais eux s’arrêteront avant à Lovina. Arrivés au port de Gilimanuk un homme nous montre où trouver notre bus et le prix: 20 000 Rp par personne. On trouve notre bus, avec rabatteur et chauffeur. Et ils nous annoncent 55 000 Rp par personne. On le regarde bien, on lui dit que c’est trop cher et pas le vrai prix. Il insiste et nous ordonne presque de monter dans le bus. T’es pas très agréable mon gars! On refuse et on s’assoit par-terre, attendant un autre bus ou un autre prix. L’autre continue à gesticuler dans tous les sens et à littéralement nous crier dessus pour nous forcer à monter dans son foutu bus! On assiste pendant une demi-heure à son petit manège ridicule et vraiment énervant: il fait mine de partir puis revient vers nous en criant que c’est le dernier bus, et que vite-vite, il va partir… Le prix descend à 50 000 Rp par personne. Il essaie même de prendre nos sacs à dos pour les mettre de force dans le bus! Ah non mon coco personne ne touche à nos affaires (surtout que nos sacs à dos, c’est toute notre vie maintenant!). On essaie de renégocier. On commence vraiment à s’énerver et on ne voit pas d’autre échappatoire. On propose 20 000 Rp pour Karol et Ana et 25 000 Rp pour nous – puisqu’on va plus loin – et on tombe finalement d’accord pour 25 000 et 30 000. On monte enfin dans le bus qui démarre tout de suite. Et là on se rend compte que le trajet va être très long. Vitesse de croisière: 30 km/heure, 50 maxi. Je me demande si on va arriver avant la nuit. J’ai l’impression que le chauffeur fait exprès d’être aussi lent. Un homme, sans doute pas au courant de la négociation, vient prendre le paiement pour le trajet et nous demande 55 000 Rp chacun. Je dis « no, 30 000 each » et lui tends l’appoint. Le chauffeur lui dit alors quelque chose dans sa langue et il n’insiste pas.

On s’arrête devant un petit autel au bord de la route et on voit le chauffeur aller prier! Un homme vient le bénir en lui mouillant le crâne et en y déposant des pétales de fleurs…

Ana et Karol arrivent à destination, les adieux sont rapides. A ce moment-là j’ai l’impression qu’on avance, je ne sais pas encore que l’on va regretter de ne pas être rester avec eux… Plus tard on nous fait descendre à un croisement en nous disant de prendre un deuxième bus. Pas le temps d’en savoir plus, le bus repart. On attend à l’endroit où on nous a déposé, devant une supérette où personne ne parle anglais. On est censé aller dans cette direction mais aucun bus ne passe… La nuit commence à tomber, il nous faut un endroit où dormir! Pas de guest house en vue, on décide de marcher le long de la route. On demande en chemin aux passants où est-ce qu’on peut trouver un hôtel mais pas facile de se faire comprendre! Il n’y a que des boui-boui et la plupart sont fermés. Un homme, visiblement éméché, quitte son groupe d’amis pour venir nous parler. Il nous pose quelques questions, puis, comme on lui demande s’il connait un endroit où dormir, il nous dit qu’il travaille dans une agence de voyages, et qu’on peut dormir dans son bureau… Il s’excuse d’être bourré et nous dit qu’on pourra s’enfermer à clef, personne ne viendra nous déranger… La proposition mérite réflexion, mais je garde cette option dans un coin de ma tête, puisque c’est tout ce qu’on a pour le moment. Sans être sûre de pouvoir retrouver cet homme si besoin…  Un peu plus loin on finit par nous dire qu’il y a des bungallows à un kilomètre. On marche un moment puis on redemande à un passant: les bungallows seraient à deux kilomètres. Si plus on avance, plus on s’éloigne, on n’est pas près d’arriver…

Enfin on finit par trouver nos bungallows. Un homme nous guide jusqu’à la réception. On y trouve une femme en train de changer son bébé. Une autre femme nous fait visiter une chambre. Elle est d’un bon standing, on demande le prix: 280 000 Rp. Trop cher pour nous. Adree est sur les nerfs et commence à repartir, désespéré. Je le suis en essayant de le raisonner: on n’a pas vraiment le choix. On vide nos poches: il ne nous reste que 180 000 Rp et on n’a vu aucun distributeur de billets. On décide de retourner voir la femme et de lui proposer nos 180 000 en l’apitoyant… On retourne donc à la réception et on explique la situation. La femme en parle avec une autre. Après tout rien ne nous prouve que 280 000 Rp est le prix officiel. Peu importe, elle accepte nos 180 000 Rp ! Mais nous demande de repartir le lendemain avant 9 heures… On est tellement soulagé! On mange les derniers biscuits qui nous reste en guise de dîner, on prend une douche et on se couche plus serein.

Le lendemain matin on ne traîne pas, il nous faut absolument trouver un distributeur et ce fichu bus pour Kubutambahan! On retourne à la superette où je laisse Adree garder les sacs et chercher des informations sur le bus pendant que je pars à la recherche d’un distributeur. J’en trouve un pas très loin, mais ma joie est de courte durée: la carte ne fonctionne pas! Je ne comprends pas, à ma connaissance il n’y a aucune raison que je ne puisse pas l’utiliser… J’entre dans un bureau de Poste pour demander où trouver un distributeur. L’homme m’indique celui où je viens d’aller, je lui demande une autre banque. Il me répond alors que c’est très loin et qu’il me faut y aller en bus. Bon! Il y a justement plusieurs mini-bus qui passent régulièrement; le seul problème est que je n’ai pas d’argent! J’en arrête un au hasard dans la rue – il n’y a donc pas de station où attendre? – et lui explique la situation. Je suis soulagée de voir qu’il me comprend et qu’il accepte d’être payé une fois que j’aurais retiré l’argent. Mais je le vois faire demi-tour et partir dans la mauvaise direction, je lui demande ce qu’il fait et il me répond qu’il doit d’abord aller livrer les gros sacs qui se trouvent à l’arrière (en Asie les bus font office de livreurs!). Pendant ce temps les minutes passent, ca fait plus d’une demi-heure que je suis partie et Adree doit se poser des questions. Je prie pour qu’il ne bouge pas de là où il est. Le chauffeur me dépose enfin devant un distributeur. Toujours impossible de retirer de l’argent! J’oscille entre colère et désespoir. Je demande au chauffeur de bien vouloir me conduire au distributeur d’une autre banque encore… Banco ! Cette fois c’est la bonne, je me sens rassurée. Je retrouve mon chauffeur en pleine discussion avec un autre homme. Je lui demande combien je lui dois, et c’est l’autre homme qui me répond 12 000 Rp. Ca me paraît énorme comparé au 30 000 payés pour venir jusqu’ici depuis le port, mais comme il a été patient et compréhensif, je paie sans rien dire. L’autre homme me demande où je vais. Je lui explique qu’il faut que je retrouve Adree et qu’on veut – finalement – aller à Ahmed.  Sans avoir le temps d’en dire plus il me fait monter dans son mini van, à l’avant à côté de lui. Derrière moi des locaux qui me regardent sans dire un mot. Je lui demande son prix pour aller à Ahmed. Il me répond 300 000 Rp/personne. J’ai la carte de l’île en tête mais je n’ai aucune idée des distances. Je lui réponds « Ok » sans trop réfléchir et il prend ça pour un accord. Il me regarde, hilare:

– 300 000 ? Ok? Ok?

A le voir réagir comme ça je devine qu’il est prêt à bien me pigeonner. Le bougre se répète encore et les gens derrière moi commencent à se marrer aussi. Je me tourne vers eux:

– Pourquoi vous riez? C’est trop cher? Vous connaissez le vrai prix?

Tout ce cirque commence vraiment à m’énerver, et je n’obtiens comme réponse que de grands sourires édentés. Le chauffeur commence à rouler, je tente une dernière fois un « Je veux payer le vrai prix », mais je me sens maintenant ridicule et lui demande de s’arrêter. Chose étonnante il obtempère, et ni une ni deux je saute hors du van et file sans me retourner. Le chauffeur descend aussi et me crie qu’il va à Ahmed! Puis il ajoute en colère que je dois le payer! On a dû rouler vingt mètres, il en est hors de question. Je le laisse s’énerver dans mon dos et ne me retourne plus. J’essaie d’arrêter un autre mini-bus, je reconnais alors le chauffeur qui m’a conduit aux distributeurs de billets mais bizaremment il m’ignore totalement! Je commence à désespérer. Le suivant à s’arrêter est mon arnaqueur pour Ahmed qui me relance en criant; je lui dis de dégager. J’ai finalement un autre chauffeur qui me prend. Arrivé au croisement où m’attend Adree, je vois ce dernier en train de parler avec l’arnaqueur! J’explique vite  la situation à Adree qui ne comprenait rien, paye mon trajet et on se débarasse tant bien que mal de l’autre énergumène toujours sur ses grands chevaux. La coupe est pleine, maintenant qu’on a de l’argent, on a plus qu’une envie c’est manger et se barrer d’ici le plus vite possible! Après un bon riz-toffu pris dans le boui-boui d’à côté, l’attente reprend mais on change une fois de plus nos plans: on laisse tomber Ahmed et toute la partie Est, et on décide d’aller en direction d’Ubud dès maintenant. On change donc de poste d’attente pour nous mettre sur la route en direction du sud. Un bus arrive assez rapidement et on arrive à négocier le prix touriste annoncé. A l’intérieur impossible de prendre nos aises, obligation de garder nos sacs à dos sur les genoux. On somnole malgré un trajet laborieux… Au bout d’une heure ou une heure et demie, on nous demande de descendre et d’attendre un autre bus. Nous voilà perdus en plein centre de Bali, avec une vue magnifique sur le mont Batur.

Bali (6)

On est tenté d’en rester là pour la journée et de chercher un logement, mais un couple d’Américains vient nous accoster. Ils étaient en fait dans le même bus que nous, et veulent aller à Ubud le plus rapidement possible car ils ont réservé une guest house pour le soir-même. On est d’accord qu’on risque une fois de plus de galérer avec les bus. L’Américain va questionner quelques personnes, mais n’obtient pas d’information. Comme par hasard un homme s’approche de nous et nous demande si on a besoin d’un chauffeur. Par réflexe on répond non, et puis on se dit que ça pourrait être la solution. Il nous présente son frère qui pourrait nous conduire jusqu’à Ubud en s’arrêtant en route si on désire visiter quelque chose, pour 200 000 Rp par personne. On n’a aucune idée de la distance qui nous sépare d’Ubud, et on a conscience qu’il s’agit d’un chauffeur privé, mais on sait très bien aussi qu’on est des proies de choix pour les arnaques. On propose alors 100 000 Rp par personne, le type fait mine de partir. Les Américains sont stressés, ils se mettent d’accord avec nous pour 150 000 et rappellent le gars. Marché conclu. Tout le monde est content, l’ambiance est bonne et notre chauffeur fait des efforts pour nous faire la conversation.

En passant devant un panneau il nous demande si l’on veut faire une dégustation gratuite du café Luwak. On accepte en trouvant quand-même louche qu’on puisse boiBali cofeere gratuitement le plus cher café du monde… En effet, il s’avère que c’est la visite qui est gratuite, mais pas le fameux café. On nous explique le processus de fabrication (que l’on connait déjà depuis notre passage à Yogya) et on a effectivement droit à une dégustation de cafés aromatisés. On passe un bon moment. On reprend la route qui n’était finalement pas si longue pour arriver à Ubud. Notre chauffeur nous dépose tous devant la guest house des Américains, mais comme c’est complet, on se sépare. On trouve notre bonheur un peu plus loin, avec le home stay Urip House, à la décoration typiquement balinaise. D’ailleurs la ville est un savant mélange de ce style balinais et de modernité occidentale! D’habitude on ne veut pas être dans l’ambiance ultra touristique qui règne ici, mais cette fois-ci, on s’y sent mieux. Il y a quelque chose de rassurant dans le fait de se fondre dans la foule, on n’est plus les seuls touristes (et donc « riches ») sur lesquels les locaux se rabattent; si nous on n’achète pas, celui qui arrive derrière nous le fera. On trouve les prix plus élevés, mais au moins ils sont affichés. On fait un tour dans le marché couvert (qui a malheureusement brûlé en mars 2016). Si tout parait être local, les prix eux ne le sont pas, et ils s’alignent sur ceux des magasins de marques internationales que l’on trouve à l’extérieur. On y vend par exemple le fameux pantalon léger (sans doute LE point commun à tous les étrangers voyageant en Asie, car c’est le genre de pantalon idéal par grosse chaleur: léger mais protégeant des moustique et de l’atteinte à la pudeur) à 15 dollars. Pour rappel, on avait acheté les nôtres 3 dollars (prix normal) au marché de Phnom Penn et le mien s’est troué au bout de trois jours. De plus cela ferait un pantalon plus cher que notre nuit en guest house… La négociation est vaine. Le soir les taxis nous hèlent dès qu’on met le pied dehors.

C’est la première fois qu’on se retrouve face à un comportement global aussi « agressif » de la part des locaux. On en deviendrait presque désagréable…

En furetant sur la toile je découvre qu’il y a comme un passage secret, une échappée verdoyante en plein coeur de la ville. On tourne dans une rue, on emprunte un sentier… La frénésie de la ville se fait plus sourde, plus lointaine, et finit par disparaître totalement. Au bout de quelques minutes on a l’impression d’avoir traversé un portail invisible qui nous a transporté au beau milieu d’une rizière! Toute cette nature, ce vert, ce calme, nous donne une bouffée d’air frais dont on avait bien besoin. Au bout du sentier se trouve un petit restaurant, les prix ne sont pas plus chers qu’en ville et le cadre est tellement apaisant qu’on n’hésite pas beaucoup avant de s’y arrêter pour manger.

Un matin on décide de louer un scooter (50 000 Rp la journée) pour faire un tour dans les environs, mais à peine partis je sens que ça ne va pas le faire: j’ai une infection urinaire et Adree me ramène à la chambre. Je me résigne donc à le laisser partir tout seul à la découverte des temples et bois des litres d’eau en attendant son retour.

Claire à la guest house, me voilà parti pour une escapade seul avec mon scooter sur les routes de Bali. Mon idée de départ: faire le tour de l’île juste pour le plaisir de rouler en m’arrêtant pour prendre quelques clichés. Arrivé au temple Tanah Lot, à seulement 30 km, je me rends compte qu’il sera impossible de faire le tour de la petite île dans la journée tant la circulation y est mauvaise… Je continue donc ma route en longeant une partie de la côte sud-ouest, puis la côte sud-est qui devient plus montagneuse vers le nord. J’y trouve un autre temple isolé, en hauteur, « habité » par quelques vaches et protégé par de nombreux singes sauvages tous prêts à me sauter dessus!… Le retour du trip se fait de nuit par les pistes poussiéreuses et chaotiques. J’aurais parcouru ce jour-là un peu plus de 250 km pour vous ramener cette petite série de photos.

Après ces trois jours à Ubud, c’est décidé: on quitte Bali. On achète un ticket de bus pour Padang Bay (120 000 Rp pour deux), en bord de mer. De là on prévoit de prendre un bateau pour se réfugier sur une autre île. Mais on ne veut pas des triplées Gili, passage obligé pour tous les touristes. Clairement, on veut juste qu’on nous laisse tranquille.

Je crois avoir trouvé l’île qu’il nous faut.

Dans le bus pour Padang Bay on fait la connaissance d’un couple de jeunes Français joviaux pour qui Bali, c’est l’éclate. A Padang Bay, on s’éloigne du village pour essayer de dormir au plus près de la plage. Il n’y a pas beaucoup de choix; la première guest house que l’on voit est tenue par une jeune Belge très sympathique, mais le prix de sa chambre double est trop chère pour nous. La deuxième nous semble vide; il y a une piscine (malheureusement l’eau est très sale), et les chambres sont en fait des bungallows. On trouve le propriétaire qui nous indique la plage à dix minutes à pied. On pose nos sacs à dos pour deux nuits.

On suit un chemin qui surplombe la plage avant de nous amener sur le sable. Trois ou quatre boutiques/restaurants ont investi les lieux. J’aperçois du coin de l’oeil les fameux pantalons que je recherche, mais pour l’instant c’est la plage qui m’intéresse. C’est une jolie plage, on pose nos serviettes sur le sable et on va se raffraîchir. Tiens, un sac plastique dans l’eau. Et là, une brique de jus de fruits…et là encore quelque chose qui flotte!… On se rend vite compte que c’est une véritable poubelle! On avait déjà été surpris et écoeuré de trouver des tonnes de déchets au milieu de nulle part en Mongolie, ou dans le cratère du volcan Bromo sur Java; mais une plage aussi sale, c’est la première fois. On ressort.

Je fais la tournée des stands pour trouver mon pantalon. Dans les deux premiers les vendeuses annoncent 7 dollars; je ne discute pas car aucun coloris ne me plaît. Les vendeuses se font insistantes, elles m’agacent alors je vais directement au dernier stand, à l’opposé. Je regarde, demande machinalement le prix et suis surprise de l’entendre me répondre 4 dollars. Pour la peine je lui prends un pantalon et un short! En la remerciant de faire des prix honnêtes, contrairement à ses collègues. Je ne suis pas sûre qu’elle a compris. On mange à sa table.

Adree part ensuite faire une sieste. Je retente une baignade, il fait tellement chaud… mais à chaque brasse je rencontre un déchet. Je commence alors à les rammasser, un par un. Une autre femme s’y met aussi, mais au bout d’un moment on se rend à l’évidence: ça ne sert à rien, les vagues en ramènent toujours de nouveaux… Un couple s’amuse au milieu de cette poubelle comme si de rien n’était. Ca me laisse perplexe.

L’île qui on espère ne nous fera pas partir d’Indonésie en restant sur une mauvaise note est Nusa Penida, une petite île au sud est de Bali. On part se renseigner au port sur les traversées. En chemin on croise Lilas et Julie, rencontrées un peu plus tôt sur Java. Elles rentrent en France dans les jours qui suivent, mais avant on se promet de manger ensemble. Malheureusement Julie attrape une bonne turista et on n’aura finalement pas l’occasion de se revoir.

Quand on arrive au port, le guichet est fermé. Quand on y retourne, c’est la pause déjeuner. Finalement on arrive à voir quelqu’un. Quand on lui demande des billets pour aller sur Nusa Penida, l’homme ne semble pas comprendre. Il n’arrête pas de nous dire « Gili? Gili? » Non mon brave, on a dit Nusa Penida, tu peux pas confondre.

– Mais pourquoi? Il n’y a rien à faire à Nusa Penida!?

Dire qu’ une vague de doutes ne nous a pas submergés serait mentir, mais j’ai lu les retours des quelques personnes qui s’y sont aventurées, on tient bon. Il nous dit alors qu’il faut revenir le lendemain, à dix heures, pour acheter les billets et embarquer. Le lendemain on arrive à l’heure, mais il nous faut attendre 45 minutes pour avoir nos billets, et encore 20 minutes pour embarquer. On est les seuls blancs à bord. Ca grignote des chips, des cacahouètes… les coques tombent à terre. Ca boit des cannettes de soda, des bouteilles de lait… qui finissent par-dessus bord. On a l’explication pour la plage-poubelle.

Nusa Penida, ne nous déçois pas.

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4 Comments

  1. quelles aventures! J’ai stressé en vous lisant :s bisous

  2. Et bien dit donc quelle aventure j’y étais presque époustouflant!!! mise a par la plage-poubelle j’espère que l’autre île valait le coup.

    GROS BISOUS et à bientôt
    Murmur
    Eh ouai cette fois je suis seul ma mère est en Norvège Bisous Bisous

    • Hello Murmur! Content de te lire ici!
      Oui c’était une drôle d’aventure… Chouette la Norvège, ça nous fait rêver, même depuis l’Australie!
      Et au fait, c’était bien l’Islande pour toi? Bisous!

  3. Un article très intéressant sur les fantasmes des îles hypers connues et destinations de rêve !
    La réalité vous rattrape !

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