Tourisme aux Cameron Highlands

Situés à trois heures de bus de Kuala Lumpur (départ de la gare routière Puduraya, 35 RM/pers.), les Cameron Highlands ont été découverts par le Britannique du même nom, Sir William Cameron, en 1885. De la taille de Singapour (soit 712 km²), ces montagnes luxuriantes offrent un lieu rafraichissant comparé à la ville.

On part donc se mettre au vert, en réservant deux nuits dans la petite ville de Tanah Rata. Sur la route, plusieurs panneaux nous indiquent qu’on se trouve dans une région riche en fraises ! On a réservé au Twin Pines (env. 9 euros la nuit), guest house sympa mais au confort plutôt rustique (avec salles de bain communes). Le rapport qualité/prix est clairement inférieur à ce qu’on a pu avoir dans les précédents pays asiatiques.

Les Cameron Highlands sont connus pour leurs champs de fraises, de thé, et leur forêt de mousses. Cette même forêt où disparut mystérieusement Jim Thompson (on vous en a parlé ici). Evidemment on a envie de nous perdre nous aussi (mais pas comme lui!) dans cette forêt et de faire au moins une des randonnées possibles. Mais, outre le temps qui est à la pluie, on se rend compte qu’on est beaucoup trop loin de tout ça, et que les seuls moyens de transport semblent être le pouce, le taxi ou… louer un scooter à un prix exhorbitant ! On est un peu déçu. On fait un tour entre la multitude de restaurants. Il y a de la fraise partout et sous toutes les formes. On se prend un jus. On se renseigne à notre guest house pour savoir ce qu’il a à nous proposer, malgré le temps. On opte pour une demie-journée avec un chauffeur qui nous emmène visiter différents lieux touristiques, pour 25 RM (env. 5 eur)par personne. On espère juste ne pas être noyé dans une masse de touristes. Et que le temps sera clément. Le lendemain, à 9 heures, on attend notre chauffeur. On s’attendait à un van ou minibus, mais voilà qu’il débarque (en retard) en 4×4 ! A l’intérieur, une Indienne de notre âge, Smita, étudiante à Kuala Lumpur, et sa mère en tenue indienne traditionnelle, qui est venue la rejoindre pour les vacances. Cette dernière est très discrète, et ne parle pas un mot d’anglais. On est ravi d’être en si petit commité. Notre visite commence par le Rose Garden (entrée payante en supplément: 5 RM chacun). Comme son nom l’indique, on y trouve des roses de toutes les couleurs, et d’autres plantes plus ou moins fleuries… On a une vue sur toute la vallée mais la déco reste enfantine.

On s’arrête ensuite au marché, où l’on achète un tube de miel local à 1 dollar. Il y a foule, de beaux étalages de nourriture et pas mal d’autres choses encore; rien qui ne nous intéresse vraiment, et notre chauffeur semble étonné qu’on n’achète rien d’autre. La prochaine étape devient plus intéressante: il s’agit d’une plantation de thé ! On s’éloigne des habitations et une végétation verdoyante nous entoure. Non sans rappeler les rizières, on fait une petite pause devant les plantations, où notre chauffeur nous explique brièvement  la récolte des feuilles de thé. On reprend la voiture pour descendre au coeur des plantations Boh.

Au fur et à mesure qu’on s’approche, on aperçoit des cabanes en taule: les maisons des cueilleurs de thé qui vivent sur place…  On fait une courte visite dans l’usine à thé, où des panneaux explicatifs nous détaillent les différentes étapes. Ensuite, passage obligé à la boutique ! A notre grande surprise,les tarifs sont très intéressants: on en profite alors pour acheter deux paquets de thé, pour offrir à nos futurs hôtes. Il y a un grand balcon avec vue sur les plantations; tout le monde veut s’y asseoir en dégustant le thé. Commence donc l’attente à la queue leuleu (pour le coup le thé est exhorbitant au comptoir!), et puis comme ca n’avance pas vite et que le chauffeur commence à s’impatienter, on s’en va. Tant pis pour le cliché ! On nous emmène à la ferme aux abeilles. Il nous faut traverser deux étages d’étalages et de stands de toutes sortes pour arriver en contrebas du bâtiment. Là une sorte de jardin avec plusieurs ruches. Il n’y a pas de proctection, les butineuses volent dans tous les sens, et on doit passer au milieu d’elles… Je reste un peu en retrait de peur de me faire piquer, tandis qu’Adree se régale à les prendre en photo.

En route pour la ferme aux papillons. Aux papillons, mais pas seulement ! On y découvre aussi de grosses araignées, des tortues, des serpents… un peu de tout quoi. On s’émerveille surtout devant les  iguanes, qu’on trouve vraiment incroyables, comme des enfants… enfin non, pas vraiment, les vrais enfants, eux, crient et tapent sur les vitres…

Après ça, on a droit à une halte à la ferme de fraises (oui, tout s’appelle « ferme » pour l’occasion)! Il n’y a pas grand-chose à voir (les fraises sont minuscules dans la partie du champs qu’on peut visiter), mais bien-entendu on peut en acheter ! On se prend un chocolat chaud à la fraise, et comme Smita nous apprend que c’est l’anniversaire de sa mère, on partage une part de gâteau aux fraises avec elles.

Notre dernière visite se fait à un temple buddhiste, qui est non sans nous rappeler la Chine.

Le tour est terminé, notre chauffeur nous dépose au « centre-ville ». On décide de manger tous ensemble, avec Smita et sa mère, et on choisit… un restaurant indien !

On parle de voyages, Smita nous demande si on compte aller en Inde. Question délicate à laquelle on répond que, par rapport à ce qui nous parvient en France, et pour boycotter un peu aussi ce pays qui ne respecte pas comme on l’entend la place de la Femme dans la société, pour l’instant il n’en est pas question. Mais qu’on aimerait quand-même découvrir ce pays. Elle nous répond qu’elle comprend, et on change de sujet. On se sépare après un délicieux repas (heureusement que la cuisine indienne traverse aussi bien les frontières que les faits divers); elles retournent à Kuala Lumpur juste après et nous faisons de même le lendemain.

De Kuala Lumpur, nous prenons notre premier avion depuis le début de ce tour du monde (hormis notre retour surprise en France) pour nous envoler vers le pays suivant: l’Indonésie !

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3 Comments

  1. Bravo pour ce nouvel article comme toujours bien rédigé et fourni de belles photos!
    En bonus une rencontre chaleureuse…

  2. Je suis arrivée en Malaisie un peu par hasard et sans aucune idée de ce qui m’attendait. Si KL a répondu à mes attentes, j’ai trouvé les Cameroun Highlands très dépaysants. Je ne m’attendais pas à ça. J’ai comme vous testé la fondue de fraises au chocolat et j’ai adoré la vue sur les plantations de thé. Avec Melaka, cela fait partie de mes meilleurs souvenirs.
    Par contre nous n’avions rien réservé et nous avions eu du mal à trouver une chambre pour dormir (bon nous étions 7 personnes quand même)

    • Ah oui à sept, pas facile! En tout cas il faudra qu’on retourne en Malaisie, on n’en a vu que trop peu!

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