Séjours sur les îles de Koh Tao et Koh Phangan, Thaïlande

Le trajet AyutthayaBangkok prend environ deux heures, mais le van nous laisse dans une partie de la ville que l’on ne connaît pas, à la gare routière. Il y a heureusement un point infos pour nous renseigner. Une fois sur Kaosan road, on retourne dans la même agence qui nous avait vendu le Bangkok – Chiang Mai, et ils ont un bus qui part à 18 heures.

Mais qui part où ?

Parmi toutes les îles de Thaïlande, il a bien fallu faire un choix. Si au début on voulait faire deux îles à l’est et deux îles à l’ouest, on a finalement été plus raisonnable et décidé de faire moins de trajet et de profiter plus sur place. On décide donc de rester dans le Golfe de Thaïlande, et de nous rendre sur Koh Tao et Koh Phangan.

Pour rejoindre Koh Tao depuis Bangkok, il faut prendre un bus jusqu’à Chongphon d’où l’on prend ensuite un bateau. On a voulu voir si cela n’était pas moins cher de prendre les billets de bus et bateau séparés plutôt qu’un package, mais demander à aller à Chongphon au lieu de Koh Tao les laissait tous sans voix (« Il n’y a rien à Chongphon?! ») On a donc finalement acheté un billet combiné pour 750 B/pers. (environ 18 euros). Le départ, prévu à 18 heures, se fait finalement à 20 heures, après le retard du bus et la panne de ce même bus… Beaucoup de jeunes Français à bord. A 21 heures, n’ayant rien mangé depuis le midi, il faut que l’on quémande un arrêt au chauffeur, qui nous envoie balader avec la promesse de s’arrêter…à minuit. Merci.

Plus tard, alors que tout le monde dort, on nous réveille à coup de « Koh Tao, Koh Tao ! » Il n’est pas encore 4 heures du mat’ mais on arrive à Chongphon… On trouve quand-même que malgré nos deux heures de retard, on est sacrément en avance… Ebouriffés et yeux collés, on s’entasse comme du bétail dans une charrette-bus qui nous emmène jusqu’au port, cheveux au vent. Il nous faut ensuite attendre le bateau jusqu’à 6 heure 15 où on embarque enfin, pour un départ à 7 heures. Double joie de pouvoir dormir sur le bateau: ça évite le mal de mer.

On débarque sur l’île vers 10 heures. On a choisi la plage de Chalok, ne reste plus qu’à prendre un 4×4 taxi (à 200 B/pers.) et à faire le tour des guest houses. Mais l’île est petite et le choix est restreint; on jette notre dévolu sur le Bubble Bungallow (600 B la nuit en bungallow avec salle de bain, négocié à 550 pour trois nuits). Ca reste un peu cher pour nous, on espère se rattraper sur l’île suivante.

La plage n’est pas loin et le décor est plutôt sympa !

On est quand-même un peu déçu car il n’y a pas beaucoup d’eau (jusqu’aux genoux) et les fonds sont remplis de petits coraux et d’oursins… donc on ne peut pas vraiment nager ! Heureusement un peu plus loin, sur la plage d’à côté, on nous promet une nage avec… des requins ! Oui Madame, des vrais. Mais pas le Grand Blanc, hein ! Les requins à pointe noire ! Masques et tubas en position, nous voilà à la recherche des dents de la mer. Adree se régale.

On ne reste pas plus de trois nuits parce qu’on est quand-même un peu déçu. On reprend donc un bateau (350 B/pers.), direction l’île d’en-dessous: Koh Phangan. On a décidé de séjourner au nord-ouest, sur la plage de Haad Salad ou sur celle de Mae Haad. Aussitôt débarqués, rebelote, les chauffeurs potentiels nous assaillent.

« Taxi, Miss ? » Eh ben oui, pas trop le choix. On cherche les taxi-bus, qui sont moins chers… Enfin, quand-même 200 B/pers. pour rallier notre plage ! Un prix totalement hallucinant pour le pays, mais on est des touristes et on est sur une île… Et surprise, la négociation est clairement impossible: les tarifs sont imprimés sur une carte de l’île. On paie donc nos 400 B pour un trajet d’un quart d’heure, en s’arrêtant du coup à la plage la plus proche, Haad Salad. Adree me laisse choisir nos pénates, je le laisse donc à l’ombre d’un arbre et m’en vais prospecter. Avec la chaleur qu’il fait, j’espère que cette fois-ci on pourra vraiment se baigner… Je fais le tour de quatre ou cinq établissements. Il y a du très cher et de l’arnaque: je tombe des nues en découvrant que pour 400 B la nuit on peut avoir des chambres tout au bord de l’eau mais… sans lit. Juste un matelas par-terre ! Je commence à désespérer de trouver quelque chose qui nous corresponde, quand finalement, après avoir visité des bungallows abordables mais qui sentent la moisissure, j’arrive au Haad Salad Villa. Une allée sous les arbres part des bungallows pour arriver à la plage. Et quelle plage !  On est conquis.

Restaurant avec vue mer évidemment. Il y a aussi un centre de plongée. Là encore il n’y a pas beaucoup de profondeur dans l’eau, mais une grande langue de sable nous protège des oursins et autres coraux comme une baignoire géante. On se la coule douce pendant quelques jours, et on admire nos plus beaux couchers de soleil jusque là…

On va aussi jeter un oeil à la plage d’à côté, Mae Haad Beach qui vaut le détour ! Presque personne, et les bungallows sur le sable semblent d’une catégorie supérieure au nôtre. On se régale dans ce décor de rêve.

On profite de ces quelques jours pour plannifier la suite: en effet, notre séjour en Thaïlande touche à sa fin et on ne sait toujours pas quel sera notre prochain pays-étape. On hésite entre passer par la Malaisie pour aller en Indonésie ou s’y rendre directement en avion. On sait qu’on ne peut plus trop attendre pour rallier l’Australie (qui demande d’avoir un budjet d’environ 4500 dollars australiens par personne, soit environ 3000 euros à l’arrivée); la soi-disant Terre Promise, pour nous refaire un peu beaucoup financièrement. On choisit finalement de continuer jusqu’au sud, jusqu’à Krabi, pour ensuite passer la frontière et rejoindre Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie. De là il est prévu de prendre un avion pour Jakarta, en Indonésie.

Krabi, on s’y arrête juste par curiosité. Ville balnéaire ultra touristique, sa plage karstique nous rappelle la baie d’Halong. Après un bon bain, on s’éloigne du flux touristique. C’est la fin d’après-midi, l’eau se retire: on marche dans des sables mouvants, s’émerveillant de découvrir autant de vies sous nos pieds. On rentre enfin à l’hôtel (Boss & Benz House, 250 baths la nuit – environ 6 euros – en chambre double, douches et toilettes communes).

Un changement de pays nous attend: direction la Malaisie !

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10 Comments

  1. Merci à vous deux de continuer à nous faire partager d’aussi beaux souvenirs. bravo pour les photos !

    • Coucou! Toujours avec plaisir… On essaie de rattraper notre retard! Merci encore pour votre soutien, c’est super! 😉

  2. Finalement, vous avez été récompensé de vos efforts avec le Haad salad villa et c’est vrai que les plages voisines ont l’air sublimes…

  3. Quelle chance de faire ce merveilleux séjour et merci de nous le faire partager avec des photos du paradis ! A un prix très raisonnable pour des européens ! Ces paysages sont sublimes et on a qu’une envie prendre l’avion et y aller ! (avec des sandales de bain pour pouvoir vraiment en profiter)

  4. Il me semble que désormais, il n’y a plus de full moon sur Koh Phangan, du coup ça doit être moins le bazare que ça n’a été dans le passé ! Les photos, même celles où vous êtes « déçus » :p sont à tomber en tout cas et donne envie d’aller se jeter à l’eau immédiatement. Le froid australien doit vous faire un sacré choc !!

    • Merci Tug pour les photos! 😉
      Effectivement on avait pris une claque en arrivant en Australie… 😀

  5. Encore un superbe reportage à votre palmarès qui s’étoffe au gré des pays et du temps:
    un récit plutôt captivant et détaillé;
    des photos souvent à tomber.
    Bravo à tous les deux!

    • Merci Gégé! 🙂
      Claire s’est, comme d’habitude, appliquée pour l’écriture. Et moi j’ai fait de mon mieux! Désolé j’ai fait une petite boulette de changement de résolution avec les dernières photos… Je vais tenter d’arranger ça!

  6. Bonjour à tous, récit très captivant…. Avec ma femme nous aimerions ce type de voyage le seul soucis qu’elle a une peur panique de tout ce qui est reptiles …. Pouvons-nous en rencontrer dans les lieux publics ? Merci

    • Bonjour Frederic et merci! Sincèrement on en croise pas tant que ça, voire pas du tout. De plus le peu qu’on arrive à voir sont inoffensifs. On a surtout croisé beaucoup de grosses blattes dans les villes à la nuit tombée… Mais n’hésitez pas, c’est un super voyage!

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