Bangkok, very good trip

Bangkok, capitale de la Thaïlande, à la fois ville et province. Environ 10 millions d’habitants pour la ville en elle-même mais près du double pour la métropole appelée « Grand Bangkok ». Depuis le boom économique asiatique des années 1980 et 1990, la ville est un important pôle d’affaires, mais aussi une plateforme internationale pour les transports et la santé, tout comme les arts, la mode, les spectacles et le tourisme. Elle fait partie des villes les plus visitées au monde.

Son nom entier est presque aussi long que sa signification: « Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d’émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l’énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn »… Vous pouvez reprendre votre souffle. C’est tout de même le nom de lieu le plus long au monde et il figure dans le Livre Guinness des records.

Bangkok.

Un nom qui claque. Deux syllabes qui résonnent comme les talons d’une créature peu farouche, après minuit, dans une ruelle déserte et sombre.

Bangkok, comme ce film dont on est very good fan.

Bangkok, on l’a aimée, malgré quelques préjugés. Malgré sa masse de touristes, ses taxis casse-couilles et son effervescence incessante.

Bangkok, on l’a aimée pour ses padthaï exquis, pour sa rue Kaosan road, pour ses créatures bisexuelles et ses bouddhas.

Les trois premiers jours, on les passe principalement à l’hôtel, le Lucky House (environ 12€ la nuit en chambre double avec salle de bain et climatisation), très bien situé : à l’entrée de Kaosan road, LA rue de Bangkok, mais au calme ! J’avais lu que cette fameuse rue, il fallait l’éviter; qu’elle est trop touristique et surfaite. Alors oui, il y a de la greluche presque habillée et du hippie mal coiffé. Oui on essaie de vous vendre absolument tout et donc n’importe quoi (du costume sur-mesure pour Monsieur aux fausses cartes d’identité ou d’étudiant, en passant par toutes sortes d’objets aussi amusants qu’inutiles…) Oui il y a deux Mc Do à deux cents mètres d’intervalle avec un KFC au milieu. Mais quand-même. Peut-être  à cause des six mois d’Asie derrière nous ? On a aimé l’ambiance, ces restaurants qui rivalisent avec les vendeurs ambulants qui nous ont régalés, une rue qui change de visage tous les jours.

On a aimé Kaosan road. Avant 23 heures.

On s’y est aventuré un soir un peu plus tard que d’habitude, et en fait… on a eu un peu peur. Musiques à fond, alcool à flots (avec des buckets à prix cassés) et backpackers surexcités. Ibiza version thaï.

Après notre séjour surprise en France, on est retourné dans le même hôtel, puisque tarif et situation géographique nous convenaient. On a retrouvé nos padthaï. Et en fait, c’était comme si on était jamais parti.

On s’arrache quand-même de Kaosan road. On se balade dans le parc Santichaiprakarn pour admirer les bateaux qui passent tout illuminés sous le pont.

On visite le musée national, qui propose une visite guidée en français les mercredis et jeudis matin (à 9h30, 200B/pers. soit environ 5€). Visite très intéressante mais aussi éprouvante ! Pendant près de trois heures notre guide (bénévole) nous a raconté en détails des choses dont on ne se souvient même plus (ah ah, désolée !) et on en pouvait plus de le suivre partout ! Donc si vous êtes un amateur d’Histoire et en pleine forme, vous allez adorer. Nous finalement on aurait préféré être seuls et survoler certaines pièces !

On avait lu que le Wat Arun (50B/pers. soit env. 1,25€) était à faire, en particulier pour la vue qu’il offre sur la ville, mais il était en rénovation. Un incontournable reste quand-même le Wat Pho, avec son bouddha géant allongé de côté. A 100 B/ pers. (env. 2,50€), on a même eu droit à une petite bouteille d’eau chacun, et croyez-moi, avec la chaleur qu’il faisait, elle a été appréciée ! Le bouddha est impressionnant, mais pas facile de le prendre en photo avec la foule de touristes et les poteaux qui gênent la vue… Il y a également de belles stuppas et d’autres bouddhas à admirer, on en a eu pour notre argent et on vous conseille cette visite !

Grâce à un groupe Facebook, on a découvert une autre visite bien sympathique. Au niveau du MBK, centre commercial immense (comme les deux ou trois autres centres commerciaux de Bangkok !), il y a une ruelle qui vous emmène à l’écart du tumulte de la ville pour vous plonger dans une oasis de verdure et de calme: la maison de Jim Thompson. Jim qui ? Un Américain, architecte de profession, qui décida de s’engager dans l’armée et travailla pour les services de renseignements militaires. Envoyé en Thaïlande en 1945, la guerre se termine finalment avant le début de sa mission. Il quitte l’armée et reste vivre dans le pays. Il se passionne alors pour la soie thaïe tissée à la main, et participera fortement à la réputation qu’elle a acquit. Sa maison, dans le style de l’architecture thaïlandaise traditionnelle, et la collection d’art qu’elle contient obtiennent une telle renommée que sa demeure devient musée. Les recettes sont reversées à des oeuvres de charité et aux projets dédiés à la conservation du patrimoine culturel thaïlandais. Mais le 26 mars 1967, Jim Thompson, en week-end chez des amis dans les Cameron Highlands, en Malaisie, part se promener en pleine forêt et disparait mystérieusement ! Son corps ne sera jamais retrouvé… L’entrée coûte 100B/pers. (environ 2,50€) et il y a une visite guidée en français toutes les 30 min.

On se décide enfin à quitter Bangkok pour commencer à s’aventurer dans le nord du pays: direction Chiang Mai !

Taxi Bangkok

Point infos:

Pour aller à l’aéroport de Bangkok depuis Kaosan road, le moyen le plus rapide et le plus économique est le suivant: prendre un taxi jusqu’à la station Phaya Thaï (qui se prononce « paya »). ATTENTION ! Ici les taxis sont très gourmands et sans aucun scrupule ! Ils peuvent vous refuser la course ou vous proposer d’aller jusquà l’aéroport pour 300 à 500 B (ils refuseront pour la plupart de mettre en route le compteur. Sachez que c’est interdit, et dans ce cas refusez de monter). Et il faudra rajouter à cela le prix de l’autoroute… Le trajet jusqu’à la station Phaya côute environ 90B (compteur à l’appuis). De là, prenez le métro City Line qui vous mènera directement à l’aéroport: 45B/pers pour environ 30min de trajet (il y a l’Express Line qui est un peu plus rapide mais plus cher).

Résultat: votre trajet se fera en moins d’une heure pour 90B/pers, soit 180B au total. Rappelez-vous le prix d’un taxi et que celui-ci peut rester bloqué dans la circulation ! La procédure est la même au départ de l’aéroport pour rejoindre Kaosan road; prenez la City Line puis un taxi à la station Phaya direction Kaosan road.

Je partage sur Google Plus

5 Comments

  1. Un bel article agrémenté de belles photos sur cette destination à la mode.

  2. Vous avez oublié la moitié du nom de la station, c’est Phaya Thai 😉 Concernant Jim Thompson, il s’est pas intéressé à la soie par hasard, son père était un riche industriel dans le textile.

  3. Bravo à tous les deux pour ce reportage bien argumenté!

Laisser un commentaire