Siem Reap, Angkor

Après un week-end chargé en émotions et hautement intéressant, on quitte Phnom Penh pour Siem Reap (10 $), en faisant escale à Kratie, charmante petite ville au bord du Mékong. Notre guest house (Silver Dolphin Guesthouse and Restaurant, 8$ la nuit en chambre double) inclut le pick up à l’arrivée et au départ… pour 200 mètres à parcourir ! Ca frôle le ridicule, mais quand on a des sacs à dos, c’est toujours ça de moins, ma foi ! Cette guest house a une chouette vue sur le Mékong depuis son bar resto sur le toit. Par contre elle est accolée à une école ce qui est parfois bruyant.

Cette pause ici de quelques jours nous fait du bien après l’effervescence de la capitale et avant celle de Siem Reap! L’occasion de goûter au jus de canne à sucre et d’y devenir accro.

14 $ chacun le trajet Kratie/Siem Reap, avec un changement de bus (s’arrêter à Kratie quand on veut faire le trajet Phnom Penn/Siem Reap fait faire un détour); la route est toujours trop longue et il fait toujours trop chaud.

On arrive à Siem Reap vers 20 heures. On trouve heureusement de quoi recharger notre carte SIM pour téléphoner à notre hôte qui envoie un tuc-tuc nous chercher gratuitement ! Le Green Park Village Guesthouse, à 13$ la nuit en chambre double, est un peu excentré de la ville; mais là encore, on a droit à un trajet gratuit avec le tuc-tuc maison. Du coup le lendemain on se balade un peu dans la ville, mais la chaleur nous fatigue vite. A la guesthouse on se renseigne sur la visite des temples. Notre hôte nous fournit un plan avec les deux parcours principaux, un court et un plus long, sans oublier les temples qui se trouvent jusqu’à 49 kms… On nous dit qu’en allant acheter les tickets d’entrée pour les temples, on peut assister au coucher du soleil avant la fermeture. Banco ! En même temps on voit avec lui pour savoir quoi choisir comme moyen de transport: pieds, vélos, tuk-tuk ?… Bon l’option à pieds est ridicule puisque les temples sont sur des distances trop étendues. Le vélo est tentant, mais on souffre déjà pas mal de la chaleur, surtout Adree, alors on est pas trop… chaud. Reste le tuk-tuk – 15$ la journée pour le petit parcours. 15$ qui se rajoutent au prix de l’entrée (20$ pour une journée, 40$ pour trois jours et 60$ pour sept jours par personne – oui c’est exhorbitant (si si). Les locaux payent la moitié, ce qui est déjà beaucoup pour eux. On hésite mais tout compte fait on a pas vraiment d’autre solution ! Alors va pour le tuk-tuk. Du coup ça comprend aussi l’aller-retour pour aller acheter les tickets. En voiture Simone !

Le Cambodge reste le pays où l’on a le plus utilisé ce moyen de transport, et c’est vrai qu’on a trouvé ça très agréable. Si la machine varie d’apparence d’un pays à l’autre, il n’en reste pas moins que le principe est le même: comme une petite calèche des temps modernes, on se laisse porter tranquillement assis les cheveux dans le vent (et ça, quand il fait presque 40°, c’est un luxe !)

Quand on arrive au guichet, des gens font déjà la queue. En fait on ne peut acheter les ticket pour le lendemain qu’à partir de 17h30 (une heure avant la fermeture). Pour notre budget, un jour suffira. Hop, on nous tire le portrait et nous voilà parés de nos badge pour entrer. Pour le coucher de soleil, notre chauffeur nous emmène directement au temple Angkor Wat, le plus connu de tous. Il y a évidemment beaucoup de monde. Le temps n’est pas idéal pour une super photo, mais on en profite pour bien entamer la visite et prendre de l’avance sur le lendemain (après tout, on a qu’un jour !) D’ailleurs la journée suivante commence tôt, on a rendez-vous avec notre chauffeur à 5 heures du matin pour cette fois-ci assister au lever de l’astre. Nous voilà réveillés un peu avant 4 heures par un violent orage: on a vraiment peur que notre journée… tombe à l’eau. Et puis finalement la pluie s’arrête, notre chauffeur nous attend, c’est parti.

On n’est évidemment pas les seuls à être matinaux, et on attend avec la foule le meilleur moment pour LE cliché. Malheureusement, le temps reste nuageux et le lever du roi Soleil n’est pas aussi beau que ce à quoi je m’attendais.

Adree est un peu fatigué, il commence à faire chaud, on complète la visite d’Angkor Wat rapidement afin de retrouver notre chauffeur pour le temple suivant: le Bayon, avec ces multitudes de têtes. Ici les murs n’ont pas que des oreilles !

On se dirige ensuite vers Ta Prohm célèbre par son apparition dans un épisode de Lara Croft, et surtout par ses arbres qui défient la pierre. Ces vieilles pierres qui ont tellement de caractère, le lieu est si impressionnant, que malgré la foule, on a quand-même l’impression d’entrer dans un autre monde. Reste que c’est pas facile de prendre des photos sans avoir un Chinois dessus… Adree se traîne et commence à avoir mal au ventre. « Bois, il fait chaud… »

 Au dernier temple, on écourte la visite, Adree est vraiment pas bien du tout avec un besoin urgent d’aller aux toilettes… Heureusement qu’on a un tuk-tuk ! Je n’ose pas imaginer la galère en vélos… Arrivés à temps à la guesthouse, le mode riz-coca-toilettes est réactivé. J’y échappe de justesse. Décidemment, notre entrée et notre sortie du pays aura été violente… merde alors ! Un peu plus et Angkor passait à la trappe. Enfin, on a quand-même pu voir le principal ! Notre photographe aura tout donné.

Une fois Adree rétabli, on prend la direction de Battambang. On ne s’y arrête qu’une nuit, le temps de rencontrer le cliché des Français en Australie: branleur, fumeur de joint et complètement paumé… On perd un temps fou à chercher le bon endroit pour acheter nos billets de bus: il y a bien une foultitude de petites agences, mais nous on veut la gare routière. Un vieux bâtiment à moitié caché et à moitié en ruines: c’est bien là. Une bonne douzaine d’heures de route jusqu’à Bangkok…

Le passage de frontière pour la Thaïlande est simplifié puisque les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour ce pays, une autorisation d’entrée sur le territoire est délivrée à l’arrivée: depuis janvier 2015 on a droit à 28 jours par entrée terrestre et aérienne (il faut quand-même se renseigner régulièrement car cela a tendance à changer souvent !). Passage de frontière à Poipet. Rien à signaler, si ce n’est que pour le coup, on prend nos empreintes digitales côté thaïlandais ! Là encore on a acheté un trajet jusqu’à Bangkok pour éviter les déboires possibles, et du coup, on déambule avec un autocollant sur la poitrine, en bon touristes qui suivent le troupeau. Mais on se débrouille quand-même pour perdre le groupe ! La faute à notre rencontre avec Alex et Gaby, deux Français en tour du monde qui se rendent à Bangkok pour prendre leur avion pour la Nouvelle-Zélande. On finit par retrouver le groupe, quasiment composé que de Français d’ailleurs…

Bangkok apparait sous nos yeux, grande, mouvementée, et l’envie de la découvrir se fait plus forte. Mais cette ville nous donne doublement des frissons: c’est d’ici qu’on doit prendre un vol surprise pour la France ! On s’offre deux semaines pour revoir nos familles avant une date totalement inconnue; l’occasion de fêter les anniversaires de nos mamans respectives, de réviser nos sacs et… de fêter nos six mois de voyage continu !

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5 Comments

  1. J’ai adoré Angkor ! Bon dommage que la visite ait été écourtée, sinon je vous aurais conseillé d’aller voir le temple de Preah Khan, il est magnifique et un peu excentré, donc a fortiori moins touristique.

    • Effectivement, on aurait aimé en voir plus mais bon, y a des fois où on choisit pas… lol

  2. Tout à fait étonnant cet univers minéral dans lequel le végétal reprend peu à peu ses droits…

  3. Les temples ont l’air magnifiques!! Pauvre Adree!! Dommage que vous ayez pas pu plus visiter!

  4. Un très bel article et des photos fantastiques de ce site magnifique recouvert par la végétation qui le transforme totalement ! Quelle chance de pouvoir admirer ce que les hommes ont fait de mieux !!

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