Sur l’île de Koh Rong, au Cambodge

Kampot est très proche de Kep, on y est en même pas une heure. On a réservé dans un hôtel ouvert récemment, le Sebana Guesthouse ( 7$ la nuit), et tenu par des Français. Il y a pas mal de choses à faire aux alentours, comme un temple à visiter en haut d’une montagne, des marais salants et bien-sûr des plantations de poivre, Kampot oblige. Comme on a déjà pas mal visité la veille, on reste tranquille; de toute façon on ne reste qu’une nuit (vous vous souvenez, on a rallongé notre séjour à Kep parce qu’on était malade.?… Nous, on s’en souvient en tout cas !) On se balade juste dans le quartier, mémorable par son rond-point mettant à l’honneur le fruit-qui-pue, appellé aussi durian (si vous voulez attirer les touristes chinois, mettez un vendeur de fruit-qui-pue dans la rue, ils en raffollent et viendront s’agglutiner dessus comme des mouches).

Le lendemain, on prend la direction de Sihanoukville. Cette ville contraste fortement avec Kep ou Kampot : ville balnéaire hautement touristique pour ses plages et sa proximité avec les îles Koh Rong Sanloem et Koh Rong entre autres, où nous avons choisi de passer quelques jours.

Notre hôtel n’est pas central à Sihanoukville (Guest House 66, 8$ la nuit) mais correct. On est le 14 février et on passera la nuit de la Saint Valentin dans une chambre avec deux lits simples ! Pour y arriver, le trajet se fait en cinq minutes en tuc-tuc; bonjour l’arnaque: on l’a pris trois fois à trois prix différents (2, 3 et 4$ ! ça va donc du simple au double…)

En ville, ambiance occidentale assurée, avec sa foule de touristes. Un peu partout on voit un panneau bleu qui annonce le trajet jusqu’à Koh Rong à 15$ par personne (on tilte quand-même sur le « 1 » qui est à chaque fois rajouté au marqueur ou avec un bout de gros scotch…bah ouais, ça pue le touriste. Sans oublier le nom du bateau, pas très original, Backpacker Ferry ! Mais c’est le trajet le moins cher). On embarque donc le lendemain, backpackers parmi les backpackers. J’ai le mal de mer. Quand on arrive sur Koh Rong, la plage est bourrée de restaurants/pubs et d’hôtels. Il n’y a que ça ! A eux tous, c’est happy hour toute la journée et les déchets (au sens propre comme au figuré) s’ammassent sur le sable.

Heureusement notre trajet ne s’arrête pas là ! Un bungallow nous attend un peu plus loin, sur Nature Beach, plus au nord et plus isolé. En parlant au téléphone avec le responsable, on se rend compte qu’on aurait dû prendre un autre bateau (plus cher) qui nous y aurait amené directement… Du coup on doit payer une coquille de noix 15$ (pour deux) pour qu’elle nous y dépose. Et quand je dis coquille de noix, c’est carrément ça ! Heureusement que le trajet n’a pas duré longtemps ; j’ai eu super peur et on a été trempé (on était pas tranquille pour notre matos…). Bref, on arrive enfin sur notre plage ! Oui, « notre » plage, c’est presque le cas puisqu’on est même pas dix clients.

Le décor est vraiment super et notre bungallow est top : tant mieux car on va y rester cinq nuits ! (pour en savoir plus sur ce bon plan, cliquez ici) L’endroit idéal pour des vacances farniente sans l’invasion de touristes. Il y a quand-même un point négatif: on est du coup restreint sur le choix des restaurants pour manger (puisqu’il n’y en a qu’un! et le service est leeeeent. Heureusement qu’on est pas pressé!).

Un jour où Adree frôle l’ennui, on part s’aventurer jusqu’à la plage suivante, Coconut Beach. Il fait une chaleur de fou, on est content d’arriver. Mais là, oh surprise, aucun touriste, et la plage est en travaux ! Ils ne sauraient donc tarder… Deux hommes essaient de nous refourguer ce qu’ils ont sous la main, on s’éloigne pour se rafraîchir dans l’eau. Encore une belle plage mais déjà polluée.

On continue de suivre le chemin pour essayer d’atteindre un village de pêcheurs, en espérant ne pas mourir déshydratés. On découvre tout d’abord un village qui semble abandonné, avant de se rendre compte que tous les habitants sont simplement regroupés sur la partie flottante du village ! Ces habitations sur l’eau laissent toujours une drôle d’impression, entre bateau et maison, un côté sauvage et libre, et pourtant sédentaire.

Un homme vient nous vendre un trajet en scooter. Comme on décline, il commence à nous vanter les prises qui se trouvent dans ses filets. On lui dit alors qu’on est végétarien, mais cela semble le dépasser complètement. Allez faire comprendre à un pauvre bougre qui vit de sa pêche que nous deux, « riches » Européens, on ne mange pas d’animaux !… Après avoir involontairement attiré l’attention de deux petites filles et admiré un boeuf (Adree n’a pas perdu sa passion pour les bovins depuis la Mongolie!), on rentre péniblement à notre bungallow. La distance n’est pas grande (deux kilomètres?) mais le litre d’eau y est passé avec l’aller-retour, et on arrive assoiffé.

Un autre jour on profite de la marée basse pour observer les petits crabes qui dansent sur le sable et se balader sur les étranges rochers émergés. On surveille toujours d’un oeil les sandflies qui ne sont jamais bien loin et nous ont laissé un sale souvenir de Phu Quoc.

Après tant de farniente et de calme, on repart pour Siahnoukville. Mais la mer est bien agitée, le ciel est gris : arrivé au port, on apprend que le bateau du matin est annulé, il faut attendre 15 heures ! Bon… Il faut dire que ce jour-là, c’est mon anniversaire et on a réservé pour l’occasion un hôtel avec piscine un peu plus haut de gamme que ce dont on a l’habitude. Et j’aimerais bien en profiter un maximum ! J’imagine déjà le bateau de 15 heures annulé également… mais non, finalement tout va bien (à part que je suis encore malade durant le trajet) et on arrive à Siahnoukville vers… 17 heures. Heureusement l’hôtel est tout près du port (Blue Sea Boutique Hotel, 60$ la nuit), mais dans un coin très calme. Juste le temps d’apercevoir la piscine avant la nuit ! On apprécie grandement l’eau chaude (on en était privé depuis au moins cinq jours) et le confort dont on dispose. On voit la différence avec les hôtels auxquels on est habitué et qui coûtent entre 4 et 10 fois moins cher! On se commande à manger au bord de la piscine (il y a des plats végétariens, le top, mais qu’est-ce que c’est looooong). On est le 19 février, et à part que c’est mon anniversaire, c’est aussi et surtout le nouvel an chinois ! Des festivités, s’il y en a eu, on ne verra que des lanternes qui s’envolent dans le ciel depuis la plage, puisqu’on attend toujours nos plats (une bonne heure au total). Et après manger, coup de barre, on ne fait pas un pli dans notre super lit… Le lendemain matin, le temps est gris mais il n’est pas question que l’on parte sans avoir mis un pied dans la piscine, non mais ! Juste un petit bain avant la pluie…

Puis on se prépare à repartir : on est attendu pour notre prochaine étape ! On va troquer notre super hôtel contre le canapé de notre copain Tugdual. Et oui, pendant notre voyage, aucun jour ni aucune nuit ne se ressemble !!

C’est parti pour la capitale du pays : Phnom Penn !

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2 Comments

  1. Bon article et superbes photos surtout celle où on voit Claire dans la piscine de dos 😀 Bisous

  2. COUCOUHELLO,
    Ton article est du 3 juillet, ors, tu me dis : « aujourd’hui, c’est mon anniversaire, le 19 février ». Vous en avez fait du chemin depuis. Pour les plages, Eh oui, : entre le rêve et la réalité…..
    Le gros fruit dans la coupe de fruits, est-ce le dunan, le fromage, oh, pardon, le fruit-qui-pue ???
    Bonne continuation. Bises.

    NINJA

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