Au gré du vent – les dunes de Mui Né

Après la plénitude de la magnifique baie d’Halong, on décide de mettre les bouchées doubles et d’aller directement au sud, sans l’arrêt classique à Hoi An ou Hué. On veut la plage et pouvoir se baigner !

En repartant de Cat Ba, on passe une nuit à Ninh Binh (hôtel très bien, Hoang Hai Hotel, 13€ la nuit). Le peu qu’on en voit nous donne l’image d’une vieille ville très bruyante. On trouve la gare qui ne paie pas de mine et on réserve nos billets pour le lendemain, direction Na Trang (les prix diffèrent en fonction de la couchette. En hard sleeper on a la couchette du haut à 820 000 dongs -33 €- et celle du milieu à 987 000 dongs -40€-. Bizarrement sur nos tickets il est spécifié « foreigner » (étranger)…) Quand on arrive sur le seul et unique quai le lendemain, on se demande à quoi va ressembler le train… Il n’y a que deux voies, une dans chaque sens, et franchement ça change des gares chinoises ! Enfin, le train arrive, ça va il a l’air de tenir les rails…

A l’intérieur c’est beaucoup plus étroit que dans les trains du transibérien ou les trains chinois, mais sinon niveau couchette ça peut aller. On partage le compartiment, qui peut se fermer, avec deux femmes et un bébé, puis un couple de vieux. Pas spécialement d’intéraction. Après exactement 24 heures de trajet, nous voilà à Na Trang.

Na Trang fait partie des stations balnéaires du pays. Très ventée, la mer est loin d’être calme. On a réservé un hôtel pas très loin de la plage, à un prix encore très compétitif (6€ la nuit, Thien Ma Hotel). On tombe de haut : dans cette ville tout est traduit… en russe !? Apparemment les Russes ont des facilités au niveau du visa et viennent donc en masse passer leurs vacances d’hiver au soleil et au chaud… On retrouve donc nos chers amis slaves, et évidemment, comme dans toutes nationalités d’ailleurs, ce ne sont pas les plus propres et les plus distingués qui se font remarquer… Bref, on est pas franchement ravi de retrouver nos sans-sourire ici. On reste deux nuits et on s’en va.

A Cat Ba on avait trouvé le Guide du Routard en libre-échange à l’hôtel. C’est un peu nouveau pour nous de voyager avec un guide… on s’en sert surtout pour manger (le Café des Amis, menu végétarien possible, bière à 0,30 € !).

On se rabbat sur Mui Né.

Pour cela on prend un bus jusqu’à Phan Tiet (un bus qui met une bonne demi heure à partir parce qu’il faut charger plein de choses et que ça rentre pas…oui le chauffeur fait office de livreur… ensuite il nous demande de payer 300 000 dongs, heureusement je savais que le prix était 110 000 chacun, je lui ai donc tendu l’argent comptant sans rien dire, ça l’a bien fait marrer). Quand on arrive à Phan Tiet, il est 18 heures passées et apparemment il n’y a plus de bus (mais les motorbikes et taxis sont toujours là, eux). Pas grave, on trouve de suite un hôtel qui nous convient.

Le lendemain on se met à la recherche du bus pour Mui Né. La chose n’est pas aisée car avec nos bonnes têtes de touristes, on dirait qu’on fait fuir les bus, même à la gare routière on nous dit qu’il n’y en a pas. Ayant éplucher Internet (qui dit qu’il faut oublier Internet quand on voyage??), je sais qu’il y a un bus de ville qui y mène, avec un arrêt sur la rue principale. On marche pas mal avant de trouver l’arrêt, mais on est bien content quand il arrive et qu’on paie nos tickets 15 000 dongs ! (env. 60 cents).

Mui Né se révèle n’être qu’une longue route de bord de mer où pullulent hôtels, restaurants et magasins en tout genre. On commence la tournée des hôtels en bord de mer, et on se rend vite compte qu’ils sont tous trop chers pour nous (à partir de 30 $ la nuit), alors on se rabbat sur ceux de l’autre côté de la route. On en trouve finalement un à 12 $, difficile d’avoir moins cher. On enfile nos maillots, prêts à profiter enfin de la mer. Que nenni ! Impossible de trouver un accès à la plage, qui semble cernée par tous les hôtel qui sont sur le sable… On finit par se faufiler entre deux murs : hourrah ! Sauf que la plage est étroite, il n’y a d’ailleurs personne dessus ni dans l’eau. Beaucoup de vagues et au loin on aperçoit quelques surfeurs… On est dépité, plus envie de rien, Adree se couche. Je fouine sur le net. Je trouve ce qu’il nous faut.

Le lendemain on loue un scooter (7 $) et le vent de la liberté nous redonne du baume au coeur. Evidemment j’ai peur, j’ai les yeux qui pleurent et la bouche pleine d’insectes à force de crier à Adree de ralentir (« Mais on est même pas à 50 !! »), mais c’est super cool quand-même. On a un plan qui nous aide pas beaucoup, même combiné au GPS du portable, ce qui fait qu’on loupe la cascade aux fées… Par contre on trouve bien les dunes de sable rouge, et un peu plus loin celles de sable blanc ! On se croirait dans un désert.

Et puis on continue, mer, champs, le paysage défile et nous ravit. On s’arrête pour manger dans une gargote où tout le monde nous regarde. On s’aventure dans un canyon (ou une poubelle ??) On prend le chemin du retour. Le soleil décline déjà, on s’arrête au port des pêcheurs.

 

On rentre, on a mal aux fesses mais on est content de notre journée.

C’est bon, demain on peut repartir.

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8 Comments

  1. super article et super photos comme d’hab 🙂 Par contre ça avait l’air d’être un peu « foireux » tout ça=piege à touristes?! bisous

  2. Raah ces Russes ! Qu’est ce qu’ils m’ont énervée à Mui Né !! Et vas-y que je te laisse les culs de bouteille de champ’ et les mégots sur la plage, et vas-y que je parle aux employés comme a des chiens !
    Et sinon Adree, la jolie bébête que tu tiens dans la main c’est un fléau pour les vietnamiens et les cambodgiens a cause de son venin puissant. Un khmer nous a dit « si vous en voyez un, il faut le couper en 2 tout de suite, c’est très dangereux !! » 😀

    • Ah c’est russes… malheureusement c’est pas les plus responsables qui voyagent… 🙁
      Oui j’imagine bien que le scolopendre est dangereux, c’est pareil partout!

  3. Wahhhh le canyon… 🙁

    Toujours superbe votre blog! Un article de plus dans la boiboite! Bravo et bisous!

    • Vive les poubelles… comme partout en Asie. Ils manquent beaucoup d’éducation sur l’écologie et la gestion des déchets. (certains crient au scandale quand on dit ça prétextant qu’ils ont d’autres soucis…) Moi je dis merde, qu’on leur donne des notions de business, alors ils comprendront tout autant l’intérêt de préserver leur environnement, la nature dont ils sont tous si fiers…
      Merci pour les photos!

  4. NINJA

    Coucouhello

    Partout ou l’on va, les touristes qui ne connaissent pas la langue se font arnaquer. Toujours est-il, au Vietnam, avec la monnaie d’ échange on se sent bien riche. On est des millionnaires, alors, grandes prudences. La bébête fait peur, je n’aimerais pas qu’elle me chatouille les pieds.
    Les canions, ils sont loin de ceux du Colorado. Quant aux ordures, si l’on y met pas les moyens, la terre entière, au devenir, deviendrait une véritable poubelle.
    Gros bisous et bonne continuation.

  5. Re-coucou,

    J’oubliais de vous dire, les bateaux de pêcheur sont tellement petits qu’on dirait de coquilles de noix.

    NINJA

  6. Rha, les russes, ils nous ont fait fuir d’une superbe petite ville grecque où tous les prix étaient au triple du reste du pays car vol direct avec la Russie !
    Je ne voyage pas avec internet, mais raconté comme tu le fais, je me dis qu’il va falloir s’y mettre.

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