Oulan Oude, ou comment passer de la Russie à la Mongolie en car

Arrivée à Oulan Oude et recherche de la gare routière

Avec 420 000 habitants, Oulan Oude est la troisième ville de l’est de la Sibérie et la capitale de la Bouriatrie.

Nous arrivons dans la soirée. L’hostel qu’on a réservé se trouve être plutôt une chambre chez l’habitant (sans fenêtre et sans clé ) à 15eur la nuit ! A ce prix-là il ne faut pas être trop regardant sur la salle de bain qui est en fait une cabine de douche collée au lave-linge, avec pour porte un simple rideau, et faire mine de ne pas avoir vu le cafard qui court sur la table de la cuisine…

A Oulan Oude, notre mission est de prendre nos billets de car pour Oulan Bator, en Mongolie. En effet, le car nous semble être la meilleure solution : on ne peut pas passer la frontière à pieds (en haute saison nombreux piétons font la queue et quémandent aux voitures de leur faire une petite place le temps de passer la frontière. Un certain commerce en découle) et le passage en train (la continuation du transsibérien) est long et fastidieux. Reste le car !

La mission n’apparait pas si simple : sur Internet j’avais lu de nombreux témoignages sur la difficulté à trouver la gare routière, et aucune indication au final. Il nous faudrait bien une journée pour en arriver à bout, et au pire, on se rabattrait sur le train… Notre hôte nous indique la gare routière sur le GPS et appelle même devant nous pour avoir confirmation. Nickel.

On y va gaiement. Pas si compliqué ! Sauf qu’à l’arrivée, là où est censée se trouver la gare, et bien, il n’y a rien. Une cour, des bus qui font demi-tour et c’est tout.

Ah.

Pourtant c’est là ! On demande à un groupe de militaires. Bien-sûr ils ne parlent pas anglais, c’est à peine s’ils comprennent Oulan Bator. A la tête qu’ils font, la gare est ici, mais pour aller à UB…

Bon. Dépassés, on s’arrête dans un fast food qui a la connexion et on continue les recherches d’informations. Et on finit par tomber sur un blog qui explique où aller acheter les billets ! Enfin ! L’espoir revient. Il faut s’adresser discrètement à une agence qui vend des tours, apparemment. Et ensuite on a les indications pour aller à la gare. Dans la rue on passe devant un plan de la ville et on se rend compte qu’il y a en fait deux gares routières…

On arrive à la fameuse agence. On demande nos billets. Et là la fille nous dit non.

Non.

Non ils ne vendent pas ces billets. Pourtant c’est l’agence indiquée sur le blog, et l’info n’est pas très vieille, elle date de 2012. Bon… Heureusement la fille nous sort un joli plan de la ville et nous indique où se trouve la gare, c’est là-bas qu’il faut les acheter. Et on peut aussi acheter la carte, si on veut.

On ressort. Bon, on va y arriver ! Maintenant on sait où aller, vraiment.

Comment se rendre à la gare routière ?

Depuis la place où il y a la tête de Lénine, il y a, juste en face à l’extrémité sud, une autre petite place (avec une fontaine au milieu et, plus reconnaissable, le bâtiment en photo ci-dessous).

Il faut suivre la rue qu’on voit partir vers la gauche sur la photo puis continuer comme sur le plan suivant.

On arrive sur une grande esplanade, avec un cirque, et une sorte de zone commerciale… Et puis au fond, là-bas… oui, ça doit être ça ! Plusieurs vans sont garés, on se fait accoster pour être emmené on ne sait où. A l’intérieur de la gare c’est petit, il n’y a qu’un seul guichet… mais ça y est ! L’équivalent d’environ 25 eur par personne, on a nos billets ! Départ le lendemain matin. Ouf ! Il est environ 17 heures, notre mission est accomplie.

Le principal intérêt d’Oulan Oude réside dans la plus grosse tête de Lénine au monde (même s’il existe des copies). Hormis l’avenue piétonne principale, on dirait une ville fantôme. A moitié en ruines, à moitié déserte. Avec un potentiel, mais peut-être pas les finances, c’est bien dommage…

Le lendemain, 7 heures 20, nous revoilà à la gare routière. Il fait encore nuit mais on repère notre car (un vrai car !) grâce à sa plaque d’immatriculation. On rencontre deux autres couples de Français. Comme eux, fraîchement débarqués du transsibérien et arrivés en taxi, vous pouvez tenter d’acheter vos billets au dernier moment, s’il reste de la place.

Le trajet dure douze heures, dont dix heures de route. La frontière se passe sans encombre, en un peu plus d’une heure. A peine en Mongolie, le car s’arrête au premier restaurant. Tous se ruent pour manger, nous on a notre casse-croûte que les chiens errants voudraient bien partager avec nous.

Nous arrivons à 21 heures à Oulan Bator. Un pied à peine posé hors du car, on nous hèle, on nous tend des prospectus d’hôtels…

Bienvenue en Mongolie.

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5 Comments

  1. Bonjour!
    C’est vrai que vous n’êtes pas bousculés par la foule…
    Beaux bâtiments, belles installations mais entretien en retard, ou totalement absent.
    Vos chaussures doivent diminuer en semelles.
    Votre article est bien mené et bien documenté.
    Merci pour la ballade§

    • Merci ! Oui ça fait bizarre, d’un côté ils ont tous leur portable à la main mais plusieurs endroits en ville sont abandonnés et/ou en ruine…

  2. Quelle histoire avec cette fameuse gare routière!!!
    Oulan Oude pas top d’après les photos, enfin je trouve cela austère
    C’est agréable de vous lire en tout cas, bonne continuation dans vos périples
    quel beau voyage ……

    • Oui ça ne fait pas partie des plus belles villes… Merci de nous suivre et de prendre le temps de commenter !

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