La ville de Chopin, riche de légendes et d’Histoire : Varsovie, en Pologne

Le car d’Eurolines nous dépose à Varsovie à 4 heures 30 du matin. Alors qu’à Berlin nous étions encore en t-shirts, nous nous retrouvons dans la nuit froide d’une ville inconnue…

Heureusement la gare ne tarde pas à ouvrir ! Et il y a déjà pas mal de monde, nous nous réfugions à l’intérieur et attendons 6 heures que les snacks ouvrent. Nous achetons de quoi manger pour le petit déjeuner : quatre croissants, deux jus de fruits, un café et un chocolat chaud au distributeur… 5 euros. Ouh là ! Ca surprend, la Pologne est le premier pays que nous faisons avec un pouvoir d’achat inférieur au nôtre en France ! Il faut dire qu’en plus on était habitué aux tarifs des pays du nord… Les bus qui défilent sont déjà bondés de monde, avec nos sacs à dos, ça va pas être possible ! Alors on commence à marcher…

Au bout de presque une heure, nous arrivons enfin à l’office du tourisme.

Nous nous renseignons sur le meilleur moyen d’aller à notre auberge, qui pour le coup n’est pas vraiment au centre ! Nous faisons un tour dans le centre commercial tout proche et y restons un bon moment pour manger et nous reposer. Puis nous partons pour l’auberge qui est heureusement bien desservie : proche d’un arrêt de tram et très confortable. Une moitié de nuit en car ? Nous sommes crevés et restons dans la chambre.

Le lendemain, surprise au petit-déjeuner : la fille de l’accueil nous déclare que ce n’est pas compris dans le prix ! Nous avions réservé sur Booking.com et nous lui montrons la confirmation que le petit-déjeuner est bien inclu. Elle nous dit que le tarif ne correspond pas mais va alors faire des courses pour nous le préparer… Vive la communication entre eux et Booking.com !… Après s’ être restaurés (petit-déj très satisfaisant), nous commençons enfin nos deux jours de découverte de la ville.

La Vieille Ville

Elle est tout à fait charmante ! Et pour cause : détruite presque entièrement lors de la Seconde Guerre Mondiale, elle a par la suite été reconstruite à l’identique, si bien qu’elle fait partie du Patrimoine Mondiale de l’UNESCO depuis 1980 en tant que « l’exemple exceptionnel d’une reconstruction presque entière ».

Varsovie est une ville de légende, dont la principale et la plus importante est celle de la petite sirène. Comment ça, Disney ? Non non, Ariel peut renfiler sa queue de poisson. Je vous parle d’une Sirène qui prenait soin de libérer les poissons des filets des pêcheurs. Elle les aurait envoûtés par son chant, et tous auraient été fous d’elle. Mais un commerçant peu scrupuleux l’aurait faite prisonnière pour la montrer sur les marchés comme un animal de foire ! Finalement sauvée par le fils d’un pêcheur, elle aurait promis, en signe de sa gratitude, de les secourir chaque fois qu’ils en auraient besoin.

C’est pourquoi la Sirène de Varsovie est représentée armée d’une épée et d’un bouclier : elle s’en sert pour défendre la ville et ses habitants. Elle figure sur les armoiries de la ville depuis le XXème siècle et on la retrouve un peu partout dans la ville sous différentes formes. Sa principale représentation se trouve au centre de la place du Vieux Marché.

La place du Vieux Marché, qui a gardé la même forme depuis la création de la ville. Autrefois lieu des plus importants où l’on organisait festivités et exécutions, elle fait partie des endroits les plus pittoresques de la ville. Cernée de restaurants et musées, nous en faisons le tour et découvrons une autre légende très bien illustrée : autrefois dans la cave d’une maison du Vieux Marché, habitait un dragon nommé le Basilic, qui défendait son trésor en changeant en pierres d’un simple regard les hommes qui essayaient de le voler. Mais un jour un homme plus malin que les autres lui présenta un miroir et le Basilic se pétrifia lui-même ! Aujourd’hui, il est devenu l’emblème d’un restaurant réputé de Varsovie.

Centre historique mais aussi salon culturel de la capitale, la Vieille Ville comprend le Château Royal devenu musée (également le lieu de la proclamation de la Constitution du 3 mai 1791, la première en Europe et la deuxième dans le monde). On y trouve la colonne du roi Zygmunt III, qui transféra la capitale de Cracovie à Varsovie, érigée par son fils pour lui rendre hommage. C’est le plus ancien et le plus haut monument séculier de la ville.

Au détour d’une cathédrale se trouve une petite place triangulaire où trône une grande clôche de bronze datant du XVIIème siècle et qui n’a jamais été suspendue dans aucune église ! Une superstition veut que si l’on en fait le tour trois fois, elle porte bonheur… On y trouve aussi la maison la plus étroite de Varsovie…du moins en apparence ! En effet on retrouve le même stratagème que celui utilisé à Amsterdam pour diminuer l’impôt foncier qui se basait sur la largeur de la façade du bâtiment. Du côté de la place, cette maison n’a que la largeur d’une fenêtre ! Alors que de l’autre côté elle est beaucoup plus large… A croire que le receveur des impôts ne faisait pas le tour ?…

Plusieurs monuments font référence à l’Insurrection qui eut lieu en 1830, quand la Pologne était partagée entre la Prusse, l’Autriche et la Russie, montrant par exemple Jan Kilinski, le cordonnier héroïque qui dirigea le peuple, ou encore cette statue d’un enfant portant un casque trop grand pour lui et une mitraillette, pour commémorer les jeunes héros qui ont lutter contre l’occupant.

Le Barbacane : vestiges des remparts de Varsovie:

La Nouvelle Ville

Créée à la fin du XIVème siècle, et qui a fonctionné comme une ville indépendante jusqu’au XVIIIème siècle, avec sa propre administration, son hôtel de ville et son église !

Nous suivons l’itinéraire dit de la Voie Royale, qui relie le château royal, le parc royal Lazienki et le palais de Wilanow .

Des palais splendides

Deux palais qui sont à voir absolument sont le palais de Wilanow et le palais-parc royal de Lazienki !

Nous nous rendons au palais de Wilanow en bus.

Près de l’entrée nous sommes curieux de voir la reconstitution d’un camp militaire ! Quelques tentes et des figurants pour nous montrer le métier de forgeron de l’époque, et comment étaient frappées les pièces de zinc, la monnaie d’alors !

L’ensemble de palais et parc de Wilanow fut la résidence estivale du roi Jan III Sobieski puis du roi Auguste II, ainsi que des grandes familles de magnats. Il comprend le palais, un grand jardin de style baroque sur deux niveaux, un lac et un parc de style anglais (entrée payante).

Nous reprenons le bus pour nous arrêter au palais Lazienki.

Au même niveau se trouve un parc avec le monument le plus connu dans le monde de Fryderyk Chopin ! Il en existe plusieurs reproductions dont une à l’échelle 1:1 au Japon. Le musicien est très présent dans cette ville car il y vécut jusqu’à ses vingt ans avec toute sa famille.

L’ensemble de palais et parc Lazienki est paraît-il l’un des plus beaux de ce type en Europe ! Le dernier roi de Pologne, Stanislaw August Poniatowski y a créé le plus grand jardin de Varsovie. Son nom veut dire « salle de bain » et vient du fait que les salles de bains, justement, ont été transformées en palais.

Le parc est immense et compte plusieurs bâtiments anciens, dont la résidence royale d’été : le palais sur l’Ile.

Ce parc est le lieu de plusieurs expositions temporaires et de manifestations culturelles (nous avons été surpris d’y découvrir une décoration chinoise !^^).

Et nous avons eu le plaisir de côtoyer de très près d’adorables petits habitants : des écureuils et un paon, pas farouches du tout !

La gastronomie

Au niveau gustatif, nous avons eu le plaisir de manger par deux fois dans un restaurant de la chaîne Zapiecek, à un prix très abordable. Nous avons ainsi pu nous régaler de pierogi, spécialité qui n’est autre que des sortes de raviolis fourrés. Simplement bouillis ou poêlés, nous en avons mangé au chou et aux champignons, au fromage… toujours accompagnés d’une sauce, au beurre ou à la crème fraîche, entre autres. Ainsi que d’une bonne bière polonaise, la Tyskie.

Dans la catégorie « casse-croûte » nous avons aussi apprécié des sortes de bruschettas sur des baguettes ! Garniture de pizza et pain plus tendre que les bruschettas, c’était très bon et…très bon marché.

varsovie (46)

Au bout de deux jours, nous devons repartir, comme nous sommes arrivés : à 4 heures 30 du matin. Etant très éloignés de la gare routière, l’auberge nous met en contact avec un chauffeur de taxi du dimanche qui nous propose la course à 15 euros ! Impeccable, nous sommes prêts pour la suite du voyage.

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4 Comments

  1. Merci de continuer à nous faire partager vos découvertes, ce qui nous permet de voyager sans bouger, avec votre éloquence et belles photos en prime.
    Voguez, voguez encore…

  2. Bonjour les Trotteurs du Globe!

    Cet article est très fourni en commentaires et photos (les berlinois vont faire la tête): une vraie visite!
    L’architecture est royale , les rongeurs ont du panache et sont bien sympathique s 🙂
    Les cars EUROLINES sont-ils bien confortables, climatisés; les chauffeurs ont-ils des égards à votre encontre? Notez-vous des recettes culinaires pour le retour au bercail- même lointain-?
    En avez-vous à partager sur le blog?
    Compris, je sors…:-)

    • 😉 Il y avait le chauffage dans les cars heureusement ! Les chauffeurs se contentaient de faire leur boulot. Un article sur Eurolines est prévu!
      Quant aux recettes, on ne peut pas dire que ce soit très travaillé jusqu’à présent 😉

  3. Super article bien écrit et très intéressant

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