Un joyau, l’Islande

Si vous êtes peintre ou photographe.

Allez en Islande.

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Les paysages qui défilent sont incroyables. D’un côté des cascades de toutes tailles qui coulent des montagnes. De l’autre des champs plus ou moins verts où paissent moutons et chevaux, alternant avec des déserts arides et rocailleux. En fond, des sommets enneigés qui se fondent dans le ciel.

Nous nous rendons en bord de mer, face aux îles Vestmann. Nous ne faisons pas la traversée mais admirons la plage de sable fin noir et comme parsemé de minuscules pépites d’or.

Nous avions acheté une carte SIM à Reykjavik pour pouvoir nous connecter (Moins de 20€ chez Siminn). Je surfe et tweete pendant qu’ Adree conduit, et je tombe sur un article du blog A la fin de la route où il est question de Fjadrardljufur, un canyon enchanté… Nous décidons alors de suivre les indications données. Au fur et à mesure le temps se couvre et nous arrivons au canyon sous une pluie battante. Nous attendons dans la voiture que ça se calme (« Si tu n’es pas content du temps qu’il fait, attends cinq minutes », proverbe islandais – qui marche aussi en Finlande !) Nous n’aurons pas droit aux rayons de soleil, mais nous serons quand-même éblouis par ce canyon enchanté.

C’est déjà la fin de la journée, nous décidons de remettre de l’essence et de trouver un endroit où dormir. A la station service, nous rencontrons trois Français qui font du stop. Nous discutons avec eux (« Vous faîtes du stop à trois ?? ») et leur racontons notre choix de louer une voiture. Ils nous disent qu’ils galèrent mais ont quand-même pu trouver quelques lifts à trois… Nous ne pouvons pas les prendre, évidemment nous n’avons pas loué de bus ! Et nous n’allons plus très loin. Ils ont l’air dépité et d’envier notre cacahouète !

Nous leur souhaitons bonne chance et nous garons face à des cascades pour la nuit.

Le lendemain nous repartons avec pour but les glaciers. Nous passons devant le fameux Eyjafjallajoküll, rien à signaler. Nous bifurquons plus loin dans un petit chemin de pierres, et au bout, nous arrivons au bord d’une falaise de graviers, qui donne sur un désert de graviers, avec en arrière-plan, ce qui semble être un glacier.

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Quelle grandeur. Quel silence. Les bêlements incessants de la ferme de Carola sont bien loin.

Nous repartons et nous arrêtons à un premier glacier, celui de Skaftafell. Plusieurs itinéraires de randonnée sont possibles, avec bien-sûr des tours payants avec guide. Nous choisissons le parcours le plus court, car le soleil est là et nous voulons avoir le temps d’aller au glacier suivant, célèbre pour sa beauté.

Le glacier est en fonte, et je découvre pour la première fois que la glace peut être bleue. Et noire ! A cause de la roche volcanique.

Niveau spectacle, c’est déjà pas mal !

Nous recroisons les auto-stoppeurs de la veille! Ils ont réussi à arriver jusqu’ici, mais ils nous disent qu’il ne leur reste plus que trois jours et qu’ils vont se mettre sur le chemin du retour…

Nous reprenons la route et peu après, le voilà. Jökulsarlon.

Nous nous garons. Nous sommes dans un de ces paysages arides et gravelés. Nous grimpons un monticule et là…

Jökulsarlon le Grand.

Jökulsarlon le Magnifique.

Un paysage à couper le souffle. Incroyable et irréel. Du blanc et du turquoise. De l’eau et de la glace. On est sur la banquise !

Un tableau de maître, du grand art. Mes yeux s’écarquillent, effarés devant ce tableau unique. Ils s’ouvrent en grand, comme pour englober cette vue, ne surtout pas en perdre une miette, l’imprimer à jamais dans mon cerveau.

C’est magnifique. Les adjectifs me manquent et sont bien en-dessous de la réalité. C’est pas beau ou trop beau, c’est pire que ça.

Nous nous approchons du bord de l’eau. Immobiles, comme un décor de cinéma, les icebergs sur un lac avec en fond, impassibles, les montagnes enneigées.

Et soudain, oh ! Ca a bougé ! Un phoque !! Incroyable, une fois de plus. Derrière le monticule, tout est sec et aride, et là, nous sommes sur la banquise avec des phoques ! Seule leur tête dépasse de l’eau mais nous les voyons plutôt bien.

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Il ne va pas y avoir d’ours blanc quand-même ?…

Nous pourrions rester ici des heures, des jours, toute une vie. A se demander comment cela peut être réel.

Une partie du glacier s’écoule et va rejoindre l’océan, emportant quelques gros glaçons avec elle.

Une pensée nous vient pour nos pauvres auto-stoppeurs…

Nous devons repartir, continuer. Difficile de tourner la tête et d’arracher nos yeux à ce spectacle, l’expression est bonne.

Nous retrouvons le désert et les prés jaunis.

Faisons le point :

Route1(iceland)En Islande il n’y a qu’une route principale, appelée « route 1 », qui fait grossièrement le tour de l’île en un cercle (ci-contre, ne pas tenir compte des chiffres). Malgré cela, cette route reste peu fréquentée, il nous arrivait de ne croiser personne pendant de longs moments !

Nous avons croisé deux fois des cyclistes ; là, même chose, vous irez peut-être plus vite qu’en stop, mais le but n’est pas de pédaler non stop, si ? De plus, pour les cyclistes du dimanche, cette route se transforme en piste sur une bonne partie du pays (principalement le nord et l’ouest), piste poussiéreuse et gravelée (on respirait la poussière à l’intérieur de la voiture). Nous avons finalement eu la chance d’avoir peu de jours de pluie, mais si ce n’est pas le cas, camping sauvage toléré ou non, vous ne pourrez pas planter votre tente n’importe où ; si vous êtes dans un coin rocailleux cela ne sera pas commode !

Je ne sais pas d’où vient ce mythe de faire le tour de l’île à pieds ; en tout cas nous étions rassurés de voir que nous n’étions pas les seuls à y croire ! Faire le tour de l’Islande (ou l’Irlande) à pieds, c’est possible, mais alors prévoyez un mois ! Si vous êtes seul et avez de la chance, peut-être quinze jours… Mais vous ne pourrez pas voir tout ce que vous voudrez !

Cela dépend aussi si vous voulez vous limiter à la route 1 ou pas (sachant qu’elle ne s’approche pas toujours des côtes et que les autres petites routes sont des pistes, voire des chemins réservés aux 4X4), et pour le stop, combien vous êtes.

Bref, si vous restez moins de deux semaines, et que vous en voulez pour votre argent, nous pensons que le plus pratique est de louer une voiture !

Pour vous donner une idée : nous avons fait notre tour en dix jours, en voiture donc, en restant presque uniquement sur la route 1, en roulant en moyenne 5 heures par jour pour 2600 kms parcourus au total.

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7 Comments

  1. c’est très beau mais aussi très froid non ? a moins que la beauté à couper le souffle, chauffe au point d’oublier les grands froids. Si on n’a pas de nouvelles de vous avant huit jours, c’est qu’il y avait un ours blanc…on attend donc la suite de votre gazette truculente.

  2. …avec impatience. Merci de ce frais divertissement .

    • Malgré les apparences il ne faisait pas si froid que ça. Non finalement il n’y a pas eu d’Ours… Mais d’autre animaux, a suivre ! 😉

    • A La Fin De La Route
    • 2 août 2014
    • Répondre

    Ah le beau canyon. Dommage pour le temps mais c’est vraiment un endroit magnifique et à faire. En plus, on peut y aller sans 4×4 et ça, en Islande, ça compte.

    • C’est vrai ! Merci encore 😉

  3. Une de mes prochaines destinations je pense …
    🙂

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