L’ascension du Connemara

Nous arrivons dans le county du Connemara. Tout de suite il me vient la chanson de Sardou.

 

Terre brûlée au vent, des landes de pierres
autour des lacs, c’est pour les vivants un peu d’enfer
le Connemara
Des nuages noirs
qui viennent du nord colorent la terre
les lacs, les rivières
c’est le décor du Connemara…

WP_20140511_12_56_20_ProNous dépassons plusieurs lacs ; il y a du brouillard et tout est gris.

Et puis soudain.

Incroyable. A couper le souffle. Un décor digne des films de science-fiction plein de trucages, mais sans trucage. Une montagne noire et brute qui se découpe dans le ciel cotonneux, et au premier plan, un lac d’huile brillant. Le contraste des couleurs est saisissant. C’est un véritable panorama qui s’offre devant nous, 180° de pure merveille qui embrasse les vitres et le pare-brise de la voiture de part en part.

La route est étroite, nous ne nous arrêtons pas. Et la pluie recommence.WP_20140511_09_46_46_Pro

Nous arrivons à l’entrée du Parc du Connemara où nous nous garons pour la nuit.

Le lendemain matin il pleut toujours, mais moins violemment. Une famille de moutons vient bêler sous nos fenêtres et disparaît.

La pluie est fine, nous voulons visiter ce parc. Nous sommes très bien accueillis à l’entrée, on nous remet un plan avec, une fois de plus, trois itinéraires. Nous nous lançons dans le premier, le plus facile et rapide. Nous avons le plaisir de rencontrer un poulain et ses parents.

Comme il pleut toujours, nous retournons à la voiture prendre nos k-ways, et repartons pour le tour le plus long et difficile.

Là encore l’environnement est étonnant. Les prés verts ont fait place à des rochers de couleur rouille. Adree se croit directement entrer dans un de ses jeux, qui en est une copie conforme (pour les connaisseurs : Red Dead Redemption). Il ne manque que les hyènes pour venir ricaner sur notre passage.

La balade est facile et plaisante. Nous marchons un chemin de dalles et de bois (qui nous rappelle évidemment Glendalough). Et puis nous arrivons au pied d’une montagne. Le sommet est perdu dans les nuages.

C’est là-haut qu’on va ?

Nous commençons à prendre de l’altitude, la pluie s’accentue et le vent se lève. A mesure que nous avançons, le brouillard se dissipe pour se retrouver derrière nous. Nous ne savons pas où nous allons, et nous ne voyons plus d’où nous venons.

Nous montons de plus en plus. Le chemin de dalles est devenu un escalier de pierres. Le vent et la pluie nous fouettent, nous sommes trempés.

Nous grimpons, nous grimpons. Plusieurs fois je perds l’équilibre à cause du vent (non je ne suis pas une crevette !). Où est ce foutu sommet ?? Nous y arrivons enfin. Le brouillard nous entoure, nous cachant la vue. On a  l’impression d’être sur une autre planète !

Et nous commençons à redescendre. Enfin ! Etant sur l’autre versant de la colline, le vent disparait et la pluie diminue. Ouf ! Sinon cela aurait été encore plus dangereux que la montée !

Nous croisons un homme, un habitué des lieux apparemment. Nous échangeons quelques mots, et devant notre étonnement sur la difficulté du parcours, il nous dit qu’il a déjà vu des familles faire l’ascension avec des enfants, que ces gens sont fous… Nous sommes d’accord, mais en même temps rien ni personne ne prévient au départ !

Nous ne voyons plus la fin de ce chemin, nous avons faim, nous n’avons qu’une hâte : retrouver la voiture ! Nous sommes trempés et nous rendons compte que nos k-ways n’ont pas fait leur boulot ! La pluie se renforce, nous sommes finalement bien contents de pouvoir nous mettre au chaud et à l’abri dans notre Panda !

Nous allons devoir rendre la voiture à Drogheda, au-dessus de Dublin ; nous reprenons donc la direction de la capitale.

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2 Comments

  1. Les photos sur le sommet, on dirait une astronaute xD

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